En bref
- Tout le jeu tient dans une boucle de six étapes : un cadavre arrive, la morgue lui donne sa valeur, le cimetière la mesure, le sermon la transforme en foi et en argent, la foi paie l'étude, l'étude paie de meilleurs outils.
- La note du cimetière est le seul compteur qui convertit du travail en revenu hebdomadaire : une tombe ne dépassera jamais le nombre de crânes blancs du corps qui y repose.
- Le plafond de note d'une tombe vaut 12 sans extension, 16 avec Game of Crone et 26 avec Better Save Soul : tout chiffre lu ailleurs doit porter son millésime.
- Dormir est le seul moyen de sauvegarder, et la semaine ne compte que six jours, chacun nommé d'après un péché capital.
Graveyard Keeper est un jeu de gestion où l’on hérite d’un cimetière médiéval et d’un métier qu’on n’a pas choisi. Tout y tient dans une seule boucle : un cadavre arrive, la morgue lui donne sa valeur, le cimetière la mesure, le sermon la transforme en foi et en argent, la foi paie l’étude, l’étude paie de meilleurs outils — et le cadavre suivant coûte moins d’efforts. Cette page explique cette boucle étape par étape, puis sert de plan aux dix autres pages du site.
La boucle du jeu, en un schéma
La boucle du jeu, en six étapes
Jeu de baseLe but déclaré de la partie n’est pourtant pas le cimetière : c’est de rentrer chez soi. Ouvrir le portail demande de réunir six objets, remis par les personnages du village une fois leurs histoires terminées. Tout le reste — la note, la foi, l’argent, la technologie — n’est que le moyen d’aller au bout de ces six fils.
Ce schéma n’est pas une simplification pédagogique, c’est la structure réelle du jeu. Les systèmes qui paraissent indépendants — la ferme, la forge, l’alchimie, la taverne — ne servent qu’à alimenter une des six étapes, en énergie, en matériaux ou en argent. Un joueur qui bloque bloque presque toujours sur un maillon précis de cette boucle, pas sur le jeu en général.
Le cadavre, point d’entrée
L’âne dépose un cadavre sur la route devant la morgue, et une cloche sonne où que vous soyez. Avant la construction de sa caisse à carottes, il livre un corps tous les deux jours ; une fois la caisse bâtie et approvisionnée à raison de 5 carottes par cadavre, il en livre un par jour, sauf le jour de l’orgueil, où il refuse de travailler. Il ne livre pas non plus tant que votre morgue est pleine : les corps en cours de traitement comptent contre cette capacité même posés dehors.
Le corps arrive à 100 % de fraîcheur et se dégrade immédiatement. Chaque tranche de 10 % perdue ajoute un crâne vert, et chaque crâne vert annule un crâne blanc. Sous 90 % de fraîcheur, le corps ne peut plus être ressuscité. C’est la seule horloge du jeu qui tourne contre vous en continu.
La morgue, où la valeur se décide
Un cadavre arrive avec 4 à 6 crânes blancs et 2 à 4 crânes rouges — la fourchette est celle du wiki, la valeur exacte est tirée à la génération du corps. Les crânes blancs sont son crédit, les rouges sa dette : chaque crâne rouge retire 1 point à la note du cimetière une fois le corps enterré.
La table de préparation permet de retirer ou d’insérer des organes, ce qui déplace ces compteurs. Retirer le sang et la graisse convertit à chaque fois un crâne rouge en crâne blanc, et cette opération se fait sur presque tous les corps. Retirer la peau fait l’inverse. Le cœur, le cerveau et l’intestin sont un pari : leur retrait enlève deux crânes, dans une combinaison fixée à la génération du corps. Le détail des opérations et des injections d’embaumement est dans la qualité des cadavres et l’autopsie.
Le cimetière, où la valeur se mesure
La note du cimetière est le principal facteur des dons récoltés au sermon hebdomadaire. Quatre choses la composent : les buissons, les corps enterrés, le décor et les tombes. Chaque buisson laissé en place coûte 1 point, une fosse creusée et non comblée en coûte 2, et la clôture du cimetière réparée en rapporte 10, puis 20 une fois améliorée.
La règle qui fait tout basculer tient en une phrase : une tombe ne peut jamais dépasser le nombre de crânes blancs du corps qui y repose. Une belle pierre tombale sur un corps à un seul crâne blanc rapporte 1 point, pas davantage. Le plafond de la tombe elle-même dépend de la version : 12 sans extension (7 pour la pierre tombale, 5 pour la clôture), 16 avec Game of Crone, 26 avec Better Save Soul.
La foi, la monnaie de l’étude
Le sermon se donne une fois par semaine, le jour de l’orgueil (« Pride » sur le wiki anglais). Il se débloque en atteignant 5 de note de cimetière, puis en parlant à l’évêque ce jour-là. L’église démarre avec une note de 3, et cette note d’église décide du nombre de fidèles présents et de la foi récoltée : chaque tranche de 5 points rapporte 1 foi, et les points restants donnent une chance de 20 % d’une foi supplémentaire.
L’argent, lui, suit la note du cimetière — le wiki donne un taux de base de 3 pour 1 entre les dons et cette note. L’église s’agrandit deux fois, et chaque palier exige un seuil : grande église à 30 de note de cimetière et 20 de note d’église, cathédrale à 200 et 50. Les prières, les cierges et l’encens qui font monter cette note sont traités dans la foi, l’église et les sermons.
La technologie, ce que la foi achète
La table d’étude se trouve dans le laboratoire d’alchimie, sous l’église, et s’ouvre en avançant la quête principale de l’évêque. Étudier un objet le consomme définitivement et rend des points de technologie une seule fois. La plupart des études coûtent de la foi et de la science, cette dernière s’obtenant en décomposant du papier, des notes, des chapitres, des lentilles ou des livres sur la table elle-même.
Les points existent en trois couleurs, et chacune a sa source : le rouge vient du travail physique, le vert de la nature et de l’agriculture, le bleu du spirituel — organes, pierres tombales, alchimie, écriture. Le bleu est le plus rare en début de partie, et c’est lui qui bloque. Les moyens de le produire sont détaillés dans les points de technologie bleus, verts et rouges.
L’outillage, qui referme la boucle
Les outils de départ sont rouillés. Chaque montée de palier réduit le coût en énergie de l’outil et augmente son rendement, et le wiki qualifie cette montée de critique. C’est là que la boucle se referme : le tour suivant coûte moins d’énergie que le précédent, donc on en fait plus dans une journée, donc la note monte plus vite.
Que faire d’un corps : quatre sorties
Un corps traité doit sortir de la morgue, et le jeu offre quatre issues. Elles ne se valent pas, et le choix se fait au vu du nombre de crânes blancs restants après l’autopsie. Un corps médiocre enterré fait baisser la note du cimetière : le brûler vaut mieux que l’enterrer.
| Sortie | Ce qu’on obtient | Quand la choisir |
|---|---|---|
| Inhumation | Un certificat d’inhumation, et la tombe compte dans la note du cimetière | Corps à plusieurs crânes blancs et sans crâne rouge |
| Crémation | Un certificat d’inhumation, du sel et de la cendre ; coûte 8 rondins pour le bûcher | Corps à faible note, qu’on ne veut pas voir peser sur le cimetière |
| Rivière | Rien du tout | Jamais par choix : c’est une perte sèche du certificat |
| Résurrection | Un zombie ouvrier ; coûte 1 jus de zombie et 10 foi | Corps abîmé mais utile comme main-d’œuvre |
La résurrection demande l’extension Breaking Dead, donc elle est disponible d’office sur Steam et seulement à l’achat sur consoles et sur mobile. Gunter, qui la débloque, n’apparaît qu’après minuit du quatrième jour de gourmandise, soit environ dix-neuf jours et demi de jeu. Un corps devenu zombie cesse de compter contre la capacité de la morgue, même s’il occupe un poste de travail.
Deux détails changent le rythme des premières semaines. Les palettes construites dans la morgue ralentissent la décomposition, mais chacune augmente aussi la capacité, donc la cadence des livraisons de l’âne. Et un corps posé dans une fosse sans être enterré cesse de se dégrader tout en restant « en cours » : c’est la manière propre de suspendre les livraisons le temps de rattraper son retard.
Les compteurs à surveiller en permanence
| Compteur | D’où il vient | À quoi il sert | Ce qui le limite |
|---|---|---|---|
| Énergie | Sommeil, nourriture, boissons | Frapper, miner, récolter, fabriquer | Les outils rouillés en consomment plus |
| Foi | Sermon du jour d’orgueil, confessionnal | Étudier, fabriquer des prières, ressusciter | La note de l’église |
| Science | Décomposition du papier et des livres sur la table d’étude | Étudier des objets | Stockée dans la table, jamais dans l’inventaire |
| Points de technologie | Actions, objets étudiés, livres de technologie | Débloquer l’arbre technologique | Trois couleurs distinctes, non convertibles |
| Note du cimetière | Corps, décor, tombes, clôture | Les dons du sermon, les paliers d’église | Les crânes blancs du corps enterré |
| Note de l’église | Mobilier, cierges, encens | Nombre de fidèles et foi récoltée | Le palier de l’église (petite, grande, cathédrale) |
Un livre de technologie acheté à l’astrologue donne 25 points d’une couleur, un grand livre 50. C’est le seul raccourci chiffré du jeu, et il coûte de l’argent — donc de la note de cimetière, donc du travail sur les corps. La boucle rattrape tout.
Le temps, le sommeil et l’énergie
La semaine compte six jours, chacun nommé d’après un péché capital, et certains personnages ne sont présents que certains jours. Les distances sont longues : un aller-retour au village mal préparé coûte une demi-journée. Le tableau des jours dans le menu des personnages est l’outil le plus sous-utilisé du jeu.
Dormir dans son lit est le seul moyen de sauvegarder. C’est aussi le moyen de restaurer l’énergie et la santé. Deux nuits sans dormir déclenchent un malus qui brûle l’énergie jusqu’à ce qu’il en reste une vingtaine de points. À l’inverse, marcher, porter un corps ou une bûche, cuire au four et fondre du métal ne coûtent rien : ces actions sont à faire quand la barre est basse plutôt que d’aller dormir.
Pourquoi chaque chiffre porte ici sa version
Graveyard Keeper est sorti en version complète le 15 août 2018 et a reçu quatre extensions, qui déplacent des valeurs centrales. Un guide qui annonce « 26 crânes » suppose Better Save Soul ; un guide qui annonce « 12 » décrit le jeu sans extension. Les deux sont exacts, et l’un des deux est faux pour vous.
Le piège le plus coûteux est celui des plateformes. Breaking Dead, l’extension des zombies, est gratuite et intégrée au jeu de base sur Steam, mais reste une extension payante sur consoles et sur mobile. Une phrase comme « les zombies sont dans le jeu de base » est donc vraie pour une moitié des lecteurs et fausse pour l’autre. De même, Better Save Soul n’existe pas sur Nintendo Switch. Le détail plateforme par plateforme est dans ce que change chaque extension.
Par où continuer : le plan du site
Commencer une partie
Si vous venez de lancer le jeu, la page à lire est bien débuter et les premières journées : elle donne l’ordre des décisions du début et le coût de les prendre à l’envers, du tutoriel de Gerry jusqu’au déblocage de la table d’étude. Pour se repérer sur le terrain, la carte des zones et de leurs gisements dit où se trouvent la pierre, le fer, le charbon et le sable, et quelle machine transforme chaque matière.
Comprendre les mécaniques
Sept pages traitent chacune un système, règle par règle. Les points de technologie expliquent d’où viennent les trois couleurs et comment débloquer le bleu tôt. La qualité des cadavres et l’autopsie détaille l’arithmétique des crânes, organe par organe. La foi, l’église et les sermons traite du sermon hebdomadaire, des prières et de la note d’église.
Restent les deux systèmes qui financent le reste. L’alchimie explique les huit éléments, les trois machines de transformation et pourquoi il faut étudier un ingrédient avant de le broyer. Gagner de l’argent compare les sources de revenu réellement disponibles selon l’avancement de la partie.
Deux pages sont des référentiels que l’on consulte manette en main plutôt que des lectures suivies. L’arbre des technologies, branche par branche donne le coût exact des huit branches, en points rouges, verts et bleus. La matrice d’alchimie rassemble les 58 combinaisons du jeu dans un tableau filtrable par l’ingrédient qu’on a en main.
Les références
Trois pages servent d’outils plutôt que de lectures. Le calendrier de la semaine dit quel personnage vient quel jour, et où trouver chacun des habitants permanents. Le lexique anglais ↔ français donne les équivalences de noms d’objets, ce qui rend lisible n’importe quel guide anglophone. Les extensions et les versions disent ce que chaque extension change, sur quelle plateforme, et à partir de quelle version du jeu.
L’histoire et la suite
L’histoire, les personnages et la fin reprend le fil narratif jusqu’à l’ouverture du portail, qui demande de réunir six objets auprès des personnages du village. Graveyard Keeper 2 : ce qui est confirmé s’en tient strictement aux communications officielles de Lazy Bear Games et de tinyBuild, sans rumeur ni supposition.
Questions fréquentes
Quelle est la langue de Graveyard Keeper ?
Le jeu est jouable en français : l'interface, les objets et les dialogues sont traduits. Sa documentation, en revanche, ne l'est pas : le wiki de référence, les guides et les fils de forum sont en anglais, ce qui oblige le joueur francophone à traduire en permanence.
Le wiki français de Graveyard Keeper est-il fiable ?
Non, pas pour les chiffres. Le wiki Fandom français ne compte que 128 pages et contient des erreurs constatées : il fait par exemple correspondre « Pierre » à « Log », qui désigne une bûche. Il reste utile pour retrouver le nom anglais d'un objet, jamais pour établir une valeur.
Quel est le remède du marchand dans Graveyard Keeper ?
Le marchand a d'abord le hoquet : il faut lui rapporter une herbe à hoquet qui pousse dans le marais, à l'ouest de l'église, une fois le pont de pierre réparé. Le remède le guérit mais lui fait perdre le goût, et Clotho donne alors sa recette : du sel et une solution de santé, qui produisent ensemble des épices.
Faut-il posséder les extensions pour comprendre les guides ?
Non, mais il faut savoir laquelle a produit le chiffre qu'on lit. Les quatre extensions modifient des valeurs centrales, à commencer par le plafond de crânes d'un cadavre. Un guide qui annonce 26 crânes suppose Better Save Soul, absente de la Nintendo Switch.
Sources et méthode
- Graveyard Keeper Wiki (Fandom, anglais), page « Concepts », relevée le 29 août 2026
- Graveyard Keeper Wiki (Fandom, anglais), page « Corpse », relevée le 29 août 2026
- Graveyard Keeper Wiki (Fandom, anglais), page « The Graveyard », relevée le 29 août 2026
- Graveyard Keeper Wiki (Fandom, anglais), page « Church » et page « Sermon », relevées le 29 août 2026
- Graveyard Keeper Wiki (Fandom, anglais), pages « Technologies », « Donkey », « Merchant » et « Portal », relevées le 29 août 2026
- Wiki Graveyard Keeper français (128 pages), utilisé uniquement pour les équivalences de noms, relevé le 29 août 2026